Bien que Peter Jackson ait assuré que les paysages sublimes de sa Nouvelle-Zélande natale sortaient tout droit du livre de Tolkien, l'obtention d'un univers typiquement « fantasy » à l'écran nécessite une conjugaison d'éléments souvent non naturelle (cascades trop belles pour être vraies, compositions picturales de rêve etc...). WETA a donc eu tout le loisir de continuer dans la voie royale tracée par ILM (ces derniers apportant une modeste contribution en tant que conseillers). Le système de particules (des points informatiques auxquels est imposé une « philosophie de groupe ») en est la pierre de taille. Volcans, cours d'eau, tempêtes, feux multiples, tous les effets naturelles les plus spectaculaires dûs à cette technique ont été déjà expérimentés et testés au travers des Twister, Volcano et autres En Pleine Tempête. Mais il y a fort à parier que Lord of the Rings en propose une quantité telle, et dans tous les coins d'écran, que ces effets risquent de remplir leur véritable fonction, c'est-à-dire une contribution quasi-invisible. Enfin, pour tout ce qui a trait aux décors de châteaux ou villages, rien de nouveau à l'horizon informatique, puisque les matte-paintings tiennent toujours la vedette, même s'ils se sont considérablement numérisés et démocratisés (ils emploient le plus souvent des logiciels qu'on trouve dans le public, type Photoshop).
source: mad-movies